Comment sortir de l’addiction aux jeux vidéo ?

Psychothérapie et Psychanalyse à Paris 9ème

La dépendance aux jeux vidéo désigne un trouble psychologique qui est caractérisé par un besoin irrépressible de jouer. On parle d’addiction quand le jeu vidéo devient le principal, voire l’unique, centre d’intérêt de la personne (jeune ou adulte) et ce, au détriment des autres activités (scolaire, sportive, relationnelle…). Il convient d’être particulièrement vigilant à l’adolescence, période propice à l’addiction aux jeux vidéo et aux conduites excessives.

Parmi les différents jeux virtuels, les jeux en ligne seraient particulièrement propices à entraîner une dépendance. En effet, ces jeux ont comme particularités qu’on y joue à plusieurs – en réseau – donc avec d’autres joueurs, que l’univers du jeu continue à évoluer – même en l’absence du joueur, le but étant de faire progresser son personnage dans des nouveaux univers.

Alors, comment traiter son addiction aux jeux vidéo ?

Le jeu et sa durée sont souvent la partie émergée de l’iceberg, il est toujours révélateur d’un problème plus profond. Un adolescent peut par exemple s’isoler dans le jeu car il a de gros conflits dans sa famille. Ou bien, pour citer un autre exemple : un adulte peut se réfugier dans le jeu pour fuir la réalité et ses responsabilités. Afin de guérir de ses symptômes, la psychanalyse reste la meilleure voie pour savoir davantage sur soi.

A titre informatif, il existe différents modes de consommation :

° La consommation régulière :  le joueur joue régulièrement, parfois chaque jour, parfois plusieurs heures par jour mais sans conduite addictive. C’est-à-dire que la personne aime jouer aux jeux vidéo, comme un passe-temps. Elle garde cependant le contrôle sur cette activité, et est capable de s’arrêter rapidement et de ne pas jouer plusieurs jours de suite.

° La consommation addictive abusive ou excessive : À partir de combien d’heures de jeu par jour ou par semaine peut-on parler d’abus et de consommation excessive ? On ne peut pas répondre de façon quantitative à cette question. En effet, il n’y a pas de limite nette et précise pour définir l’excès. Notamment à l’adolescence, les jeunes sont souvent les premiers concernés par des conduites excessives. Mais passer régulièrement plusieurs heures par jour à jouer, surtout s’il s’agit d’une activité solitaire, est bien évidemment inquiétant. C’est quand la personne n’a plus d’échange avec son entourage, que le jeu vidéo devient le principal voire unique centre d’intérêt, qu’il faut se poser des questions.

° La dépendance peut se définir comme un désir insistant de jouer caractérisé par un sentiment de satisfaction afin d’obtenir un plaisir ou afin de dissiper un mal-être. Il n’y a pas de dépendance physique aux jeux vidéo à proprement parlé, contrairement aux addictions avec substances comme l’alcool ou à la cocaïne. En effet, une fois, que le joueur a terminé de jouer, il n’y a pas de syndrome de sevrage. Il ne faut donc pas confondre la dépendance physique et les troubles physiques comme l’amaigrissement qu’on peut retrouver chez un joueur qui joue tellement qu’il en oublie de s’alimenter. Enfin, on parle de dépendance aux jeux vidéo, lorsqu’il y a une dépendance psychique et une perturbation au niveau intellectuel, relationnel, affectif, social, scolaire…

Si vous vous reconnaissez dans ces symptômes, il est nécessaire de faire appel à un professionnel afin que ces signes de mal-être ne prennent pas plus d’ampleur dans votre vie.

Le Réseau pour la Psychanalyse à l’Hôpital  se tient à votre disposition pour un accueil spécifique concernant les problèmes d’addictions et de jeux.

La psychanalyse peut vous aider à cheminer dans la compréhension de vos symptômes et à occuper une autre position dans votre vie.

Mots-clés : addiction, adolescence, jeux excessifs, psychanalyse.